C’est un des plus grands points forts de notre tour du monde: le canal de Panama !
Au revoir Atlantique, bonjour Pacifique.
Ce moment nous l’avions attendu, rêvé, le voici enfin qui s’offre à nous dès 4 heures ce matin.
Inutile de vous dire que personne ne dormait à bord. Il y régnait une atmosphère particulière, de celle qu’on ressent dans les grands moments. Équipage comme passagers, tout le monde, s’impatientait, guettait, découvrait, avec le sourire aux yeux.
Faut dire que ce moment personne ne l’avais vécu à bord, ni le bateau dont c’est le premier tour du monde, ni son commandant, ni l’équipage, ni nous non plus.
Un «Welcome in Panama» diffusé sur hauts parleurs nous accueille. Il y a des cargos par dizaines, des remorqueurs dans tous les sens, des hommes qui s’affairent à la manoeuvre, et puis ces célèbres petites locomotives électriques sur les bords des écluses.
Comment faire rentrer un mastodonte de près de 100 000 tonnes,d’ environ 290 mètres de long, dans une écluse laissant à peine plus de 50 cm devant, derrière, et sur les côtés?
Ne demandez surtout pas au commandant du Costa Concordia ... mais, comme le dit l’histoire, c’est étudié pour.
Deliziosa est un Panamax, c’est à dire la taille maximum qui puisse emprunter le canal de Panama.
Déliziosa a un jumeau célèbre (dans le langage maritime, on dit sister ship) et qui a déjà emprunté le canal: le Queen Elizabeth de la Cunard (faisant parti du même groupe que Costa, ceci expliquant cela)
Donc, aucun problème me direz vous. Et bien si, quand on est un italien qui se respecte, on ajoute des accessoires,en se disant que ça passera quand même .... et bien cela ne passa pas.
Il s’agissait d’un élément ajouté pour effectuer le nettoyage extérieur des vitres et balcons. Il fallu en démonter une partie. Nos amis italiens (je ne critique pas, hein, je ne m’en sens pas si éloigné ...) ont provoqué un joli bouchon.
Des voitures attendaient pour franchir l’écluse, mais plus important des cargos attendaient aussi.
Sans complexe, Déliziosa a entreprit de faire marche arrière pour sortir de l’écluse dans laquelle il s’était engagé.
Quand tout fut rentré dans l’ordre, les petites locomotives entrèrent en piste. Incroyables de dextérité, elles nous firent passer les trois écluses, sans qu’à aucun moment le paquebot ne vint à toucher. Ces manoeuvres, rythmées par des tintements de cloches, et dont la signification n’est compréhensible que par ses initiés, furent redoutable d’efficacité.
4 heures, ont été nécessaires pour franchir les 3 premières écluses menant au lac Gatun.
Ensuite ce fut une navigation dans le canal, dont les rives paraissent naturelles, tellement étroites en certains endroits, que cela rappelait la navigation fluviale. 2 remorqueurs nous ont assisté tout au long du canal.
En fin d’après midi nous franchissons les 2 dernières écluses sous les vivas des spectateurs venus nous manifester leur sympathie. C’est une tradition du Panama. (voir photo)
Nous débouchons maintenant sur l’océan Pacifique, après être passé sous le pont de l’Amérique.
Déliziosa va mettre maintenant un peu de Nord dans son Ouest, direction le Mexique et l’Amérique du Nord.
Le Canal de Panama s’étend sur environ 80 kms, accepte des bateaux de 294,68m de long sur 32,31 mètres de large (sauf si on est italien...).
En 2009 14 342 navires l’ont emprunté transportant 198 millions de tonnes de marchandises.
Maintenant un petit quizz:
Comment dit-on Canal de Panama en espagnol ?
Réponse dans quelques jours dans votre gazette favorite.

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