mercredi 14 mars 2012

Mardi 13 Mars 2012 - Jour 75 - 25 ème escale - Colombo - SRI LANKA


Accostage en douceur ce matin au port de Colombo. Nous sommes parmi les grues et les conteneurs. D’aucuns commencent à trouver cela désagréable, mais à Colombo, comme dans beaucoup d’autres ports, il n’y a pas d’accueil réservé bateaux de croisières, ni même pour la plaisance, alors il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur, non?
La chaleur est toujours étouffante d’humidité, le temps est couvert, mais se dégagera en cours de journée.
Un groupe folklorique de musiciens et de danseurs nous accueille à la descente de Deliziosa, sympa, de même que ces commerçants ambulant qui ont profité de l’aubaine de notre arrivée pour installer leurs étales.
Nous nous dirigeons ver notre bus, et là une bonne et une mauvaise nouvelle nous attendent:
La bonne, c’est que nous étrennons un bus «made in China» flambant neuf, 
la mauvaise c’est que le chauffeur ne savait pas se servir de la sono, de la climatisation, et visiblement sa conduite était saccadée, les coups de freins brutaux. À moins que ce ne soit la coutume locale...
Destination «Pinnawela Elephant Orphanage», l’orphelinat des éléphants situé à 2 heures 30 de bus du port. 
Aujourd’hui, jour d’anniversaire, Monique a voulu me faire plaisir en allant à la rencontre de mon animal préféré.
Créé en 1975 comme réserve par le gouvernement de Sri-Lanka, une dizaine d’hectares de forêt tropicale offre aujourd'hui un refuge à environ une centaine d’éléphants (dont une cinquantaine sont très jeunes) abandonnés ou orphelins. Le premier éléphanteau né dans cet " orphelinat " a vu le jour en 1984. Nous avons vu comment les éléphants sont soignés, nourris et dressés par le personnel du centre.
Souvenir inoubliable et touchant de voir un jeune éléphanteau téter sa mère. Les jeunes sont ultra protégés par les éléphantes, quant aux mâles ils encadrent le troupeau.
Nous avons vu un troupeau se baigner dans la rivière. Il faut voir comme ils se délectent, c’est un plaisir de les voir.
Ensuite les cornacs les ont emmené en troupeau vers leur «pâture». Pour ce faire les éléphants ont traversé la rue du petit village où nous étions. Les boutiques pour l’occasion ont baissé leurs rideaux de fer pour protéger les vitrines, les touristes étaient encadrés derrière une limite à ne pas dépasser. Le troupeau s’engage, jusqu’à ce qu’un touriste italien indiscipliné (c’est un pléonasme, excusez moi) sorte des limites imparties.
Les éléphants, pensant qu’on voulait s’en prendre aux petits encadrés par leurs mères, se mirent à barrir puissamment, et commencèrent à charger. 
Je peux vous dire qu’à cet instant les italiens ont perdu de leur superbe!
Avec le recul, cette anecdote restera dans nos mémoires.
Après un excellent repas cingalais, il est temps de prendre le chemin du retour.
Nous nous arrêtons dans un temple bouddhiste, l’un des plus vieux de Sri Lanka, où est conservé un cheveu de Bouddha. Tradition culturelle oblige, nous ne pouvions quitter Sri Lanka, sans avoir visité un temple, tout en ayant appris un peu sur la philosophie bouddhiste.
Ce temple était très joli, tant de l’extérieur que de l’intérieur. De nombreux fidèles priaient, faisaient brûler de l’encens, ce qui, en cette fin d’après-midi nous apporta quiétude.
De retour à bord, nous assistons, comme d’habitude, au départ de Deliziosa prendre la route vers Cochin en Inde.
Deux vedettes de l’armée Sri Lankaise nous escortent, allant même jusqu’à sommer 2 bateaux de pêcheurs, dont le seul tort était de nous faire un petit salut d’au revoir, d’aller pêcher ailleurs !
Le dîner fut marqué par l’anniversaire de qui vous savez. Il est de coutume dans les bateaux de croisière que la compagnie fasse un gâteau d’anniversaire. Ayant eu vent que nos amis qui partagent nos repas du soir appréciaient l’omelette norvégienne, j’avais demandé au maître d’hôtel d’apporter ce dessert.
En fin de repas celui-ci arrive en tête, suivi par quelques serveurs en chantant à tue tête «joyeux anniversaire» avec dans les mains ... un gâteau aux chocolat. En fait de surprise, c’est moi qui a été surpris.
Je ne dis rien, un peu déçu quand même de ne pas pouvoir faire plaisir à nos amis, quand soudain, le serveur revient, un peu confus, la fameuse omelette norvégienne dans les assiettes.
Tout le monde s’esclaffe, heureuse surprise pour tout le monde cette fois. Et bien pour mes soixante ans nous auront eu 2 desserts, qu’on se le dise!
Nous avons d’autres amis, qui ne partagent pas notre table, aussi, ils ont été cordialement invités autour d’un verre après le dîner.
C’est ainsi que nous clôturerons la soirée.
Il est déjà minuit ! vite on dort !









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