Comment faire deux journées en une?
C’est pourtant ce que nous avons essayé de faire aujourd’hui. Fidèle à notre conception moitié ville, moitié campagne, nous avons fait un tour d’horizon de Melbourne le matin, et la campagne l’après-midi.
Mais d’abord ce fut l’arrivée au port, situé au fond d’une une immense baie. En effet passée l’entrée (à peine plus d’un mille de large), il faut faire 50 milles (92 kms pour les éléphants) dans cette «petite mer intérieure», pour accéder au port. C’est donc une belle navigation longeant un côté de la baie qui s’est offerte à nous, rythmée par le clignotant des balises latérales.
Autre escale, autre décor, c’est au milieu du port de commerce que Deliziosa accoste. Ici point de centre ville, mais tout est organisé pour pouvoir le rejoindre facilement. La ligne 109 du tramway, permet de rejoindre gratuitement le down town.
Melbourne est une ville de 4 millions d’habitants. Capitale de l’état de Victoria, elle est la rivale éternelle de Sydney. Longtemps ces 2 villes se disputèrent pour être la capitale fédérale. Il fut donc décidé carrément de construire une nouvelle ville Canberra situé à peu près à mi-chemin des 2 rivales, et dans un nouveau territoire créé spécialement le T.C.A. (Australian Capital Territory). C’est aussi cela la méthode australienne !
Je dirais qu’au niveau du paysage nous avons préféré Sydney, mais que c’est peut-être à Melbourne que nous préfèrerions vivre. Ici la vie culturelle est plus active, la ville est plus animée, avec ses petites rues étroites (the Lands) son nombre records de bistrots et de restaurants, (je ne me souviens plus du nombre) une vie sportive également développée, où ont lieu grands prix de formule 1, de tennis etc. Les grandes entreprises du commerce et de la finance ont leur siège ici, les zones industrielles sont à perte de vue, et le port de commerce est le plus important de l’hémisphère sud. C’est peut-être pour toutes ces raisons, que Melbourne connait un développement plus important que Sydney. Il fut un temps ou la ville comptait 2000 habitants de plus ... par mois! Oui je dis bien par mois.
C’est ce que nous pourrons voir lors de ce tour d’horizon en bus, complété par une promenade sur le fleuve qui traverse Melbourne: le Yarra.
Je ne sais pas pourquoi, mais dès que nous sortons du bateau, on refait encore du bateau !
Enfin là c’était de la navigation fluviale, type bateau «Mouche» mais une mouche australienne. Très agréable et reposant (comme si on avait besoin de repos? je vous entends vous savez!)
Nous ne nous lassons pas d’admirer ces bâtiments ultra design aux formes osées, avec des matériaux nobles, fluides, bref de toute beauté.
Les maisons anciennes au style colonial anglais cohabitent harmonieusement avec les nouveaux quartiers.
Tout est propre, mais vraiment très propre, bien entretenu, sans tags disgracieux.
Pour terminer la matinée, nous sommes allés au Melbourne Muséum. La guide nous a conduit vers les expositions qu’elle souhaitait nous faire voir, mais je savais qu’il y avait dans ce musée l’un des tout premier ordinateur construit au monde, de plus le seul de cette époque qui fonctionne encore.
Alors ni une ni deux, nous désertons discrètement pour aller voir l’objet convoité (surtout par Christian très geek, )
le «CSIRAC» c’est son nom) est là, impressionnant par ses vieilles lampes et ses anciens composants.
Les performances comparées à un petit laptop d’aujourd’hui:
Le laptop a un processeur 3 500 000 fois plus rapide
Sa capacité de mémoire est 200 000 000 fois plus importante,
Sa dimension est 400 fois plus petite
Son poids est 1250 fois moins important
Sa consommation 3000 fois moins grande.
Bon, vous me direz qu’aller si loin pour voir une vieille antiquité technologique ça ne vaut pas le coup.
Et bien je vous l’accorde, si on va en Australie c’est (aussi) pour voir des ... des ... mais oui, des kangourous et des koalas.
C’est justement pour cette raison que nous sommes partis à la campagne, pour voir ces animaux endémiques, mais pas dans un zoo, non, en totale liberté dans la nature.
La particularité des grandes villes australiennes c’est qu’il n’y a pas de banlieue avec ses interminables constructions diffuses. Ici c’est clair, on passe de la ville à la campagne sans transition.
Nous avons apprécié notre route, avec un horizon sans limite, une herbe jaunie en cette fin d’été, ces forêts d’eucalyptus, les cultures maraîchères irriguées à perte de vue, et cette pancarte: à vendre ferme avec 4 600 hectares de terrain.
Cela donne le ton, ici tout est vaste. Bien sûr on peut comparer avec le Canada ou les USA, mais ici, on a l’impression que c’est différent, que rien n’est impossible, c’est peut-être ça qui donne cette sensation d’immensité.
Nous voici arrivés au beau milieu de la réserve naturelle de Serendip, au beau milieu d’une forêt d’eucalyptus.
Un guide animalier nous accompagne aidé par deux gardes forestiers.
Ces derniers avaient préparé notre arrivée, en repérant le matin même 2 arbres sur lesquels étaient installés des koalas.
En effet il faut savoir qu’un koala est le seul animal au monde qui se nourrit exclusivement de feuilles d’eucalyptus, il dort environ 20 heures sur 24, vit sur un territoire de 2 km2 qu’il défend âprement. De fait, en liberté on ne peut pas voir un grand nombre de ces animaux. Il arrive même que l’on n’en voit pas du tout. C’est le jeu, sinon direction le zoo.
Lorsque nous nous sommes approchés, à pas feutr, sans bruit (enfin presque) et que nous avons vu un koala perché dans son arbre, tranquille et détendu, cela nous a procuré une grande émotion. Que la nature est belle ! Nous vous en offrons une photo que nous dédicaçons à nos petits-enfants Paul et Émilie. Une vrai peluche!
Quelques kilomètres plus loin nous apercevons des kangourous. Ici c’est relativement courant d’en trouver. C’est vrai que les panneaux routiers ont le pictogramme «attention kangourous». C’est un peu comme les chevreuils chez nous. Le plus difficile c’est de s’en approcher. Notre guide emmène à pied notre petit groupe, nous fait changer plusieurs fois de direction, pour «obliger» les kangourous à se déplacer vers un endroit que le guide a choisit: vraiment très fort !
C’est un peu comme une battue, mais ici pas de tuerie, hein!
À un moment il nous ordonne de nous regrouper et de ne pas aller plus loin. Il y a une distance à respecter entre les animaux et l’homme. Trop près ils s’énervent, avec toutes les réactions qui peuvent en découler, ou s’enfuir.
Grand moment, que celui où nous les avons observés, avec les émeus comme témoins, et cette maman kangourou qui porte son petit dans sa poche (le plus à gauche sur la photo) Allez, cette photo nous la dédicaçons aussi à Paul et Émilie.
Belle escale Melbourne,très différente de Sydney, mais aussi enrichissante. Que nous réservera Perth, notre dernière escale australienne?
Vous le saurez après nos 3 jours de mer nécessaires pour nous y rendre.
À demain !
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