La nuit fut agitée, très agitée. Le vent, même s’il n’est pas très fort (60 kms/heure) souffle par le travers, et fait giter légèrement Deliziosa sur le côté bâbord, en agissant sur ses superstructures imposantes.
On pourrait comparer les mouvements incessants du paquebot, à un voyage en train couchette.
En effet lorsque les stabilisateurs du navire sont en place, les mouvements amples et réguliers du roulis et du tangage, deviennent beaucoup plus courts et saccadés. La contrepartie est de permettre une déambulation plus aisée, en particulier, au moment des repas, de faciliter le travail des serveurs et d’assurer un meilleur confort.
Dans la nuit, ces stabilisateurs sont rentrés, car la vie à bord est réduite, pour permettre ainsi une vitesse supérieure tout en diminuant la consommation de fioul.
Nous sommes maintenant à 24 000 Kms de la France, soit le point le plus éloigné. Jusqu’à Wellington, capitale de la nouvelle Zélande, nous serons aux antipodes.
Ensuite nous prendrons le chemin du retour, puisque nous arriverons à la moitié de notre périple, et chaque mille effectué nous rapprochera de la maison.
La température a sensiblement baissée, il fait 21°C actuellement. On ne se plaint pas non plus ! compte tenu des températures en France, mais aussi chez nos amis polonais, on ne voudrait pas faire les difficiles.
Nous avons également franchi pour la première fois le tropique du capricorne. Ce qui nous a valu un beau tampon sur notre carte «tour du monde» qui nous a été offerte au départ de Marseille. Cette carte portera, lorsque nous aurons terminé le tour du monde 6 tampons:
Le méridien de Greenwich,
Le tropique du cancer,
l’Équateur,
Le tropique du capricorne,
Les 7 mers (lorsque nous aurons bouclé la boucle.
Mais c’est pas encore pour demain,
À suivre donc ...
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