Le réveil a sonné à 6 heures ce matin. Nous devons être prêt pour l’excursion qui commence à 8 heures 15, mais aussi et peut-être surtout, pour assister à la manoeuvre d’approche de Déliziosa dans le port de Fremantle.
C’est toujours la même magie de voir se dessiner dans l’aube naissante, la côte habillée de bleu-gris décorée par une guirlande lumineuse.
La mer encore bleue nuit, porte le bateau pilote qui longe Déliziosa pendant un quart d’heure, jusqu’à l’aborder délicatement pour permettre le débarquement de son pilote.
Puis vient l’heure du débarquement. On nous avait prévenu: interdiction formelle de débarquer de la nourriture, des plantes ou de la boisson. Les autorités australiennes sont très strictes sur ce point.
La raison? Tout simplement, du fait de leur isolement, l’Australie ne connait pas les épidémies et infections qui touchent la faune et la flore dans le reste des 4 autres continents. Par exemple ici il n’y a pas la rage, et les plantations sont nettement moins attaquées par les virus, donc plus vulnérables.
Tout ça pour dire que lorsque nous descendons du bateau nous sommes toujours accueillis par une charmante jeune fille avec un petit chien style cocker qui renifle les passagers et leurs sacs. Aucune agressivité ou fermeté, tout le monde s’accorde à dire que c’est plutôt sympa.
Ça y est, nous voilà partis, direction le désert des Pinnacles.
L’Australie comporte des zones désertiques importantes, nous ne voulions pas partir sans approcher ce type de paysage caractéristique du pays.
Situé à 250 kms au nord de Perth, non loin de la côte, le désert des Pinnacles est un des sites naturels les plus visité en Australie. Son originalité vient des milliers de piliers calcaire qui se dressent dans un paysage de sable jaune.
Avant d’y parvenir, nous ferons quelques étapes. Nous commençons donc par le tour de la ville de Perth, 2 200 000 habitants soit 10% de la population australienne qui en compte 22 000 000. Ici les distances sont importantes voire déroutantes pour les français que nous sommes. Il est plus rapide, par exemple, d’aller à Bali passer ses vacances, plutôt qu’à Sydney, de même la terre la plus proche de Perth est l’Île Maurice.
Perth est une ville très riche, l’extraction pétrolière, les mines d’or, le port, contribuent largement à son développement. Le down town présente le même aspect que dans les autres villes australiennes avec ses buildings de verre et d’acier flambant neufs. On trouve de jolies maisons de type colonial anglais, ou carrément ultra contemporaines dans les quartiers résidentiels situés en bord de mer. Les prix varient entre 1 et 5 millions de dollars australiens (équivalant aux euros) Tout est neuf, les universités, les écoles, les équipements publics et sportifs, et surtout bien entretenu.
Ici pas de tags, de dégradations, de trous dans les trottoirs, d’équipements routiers noircis par la pollution des véhicules. Tout est propre, le gazon est présent dans les trottoirs, il est bien raz, bien vert, sans mauvaises herbes.
Je ne le dirai jamais assez, l’Australie est vraiment agréable à habiter, le plein emploi est pratiquement atteint, le niveau de vie et le pouvoir d’achat bien supérieur à la France, les perspectives d’avenir sont optimistes, l’immigration (choisie) est en augmentation pour répondre aux besoins du pays.
Nous quittons Perth, et faisons le 2ème arrêt au parc animalier de Caversham, à une heure de route.
Nous y verrons les animaux endémiques traditionnels de l’Australie, et toujours les fameux koalas et kangourous. Certes nous avons apprécié de pouvoir les toucher, leur donner à manger, les caresser, mais nous avons préféré de loin leur observation à distance dans leur milieu naturel.
Nous reprenons la route en traversant une région viticole qui produit un excellent vin. Ne pensons pas que les français sont les seuls à faire du bon vin, nous avons bu à bord un excellent vin australien.
Vers 14 heures nous nous arrêtons à Cervantes (le nom sonne bien non?), situé à proximité des Pinnacles, pour déjeuner.
Enfin après une mini sieste en bus, à peine le temps de digérer, les Pinnacles nous apparaissent quelques kilomètres après.
Que dire de cette première impression, majestueux? grandiose? étonnant? superbe?, peut-être tous les qualificatifs à la fois.
Cette formation calcaire formée à l’origine par des coquillages a mis plusieurs centaines de milliers d’années pour se créer. On a démontré que ce site a été mis à jour il y a 6 000 ans.
Nous nous promènerons durant près de 2 heures dans ces «champs» de pierres verticales qui ressemblent parfois à des menhirs, en appréciant le calme régnant, mais aussi en subissant le vent violent mêlé de sable cinglant nos petites frimousses. On finira par ranger caméra et appareil photo pour ne pas les abîmer avant la fin de la croisière.
Déjà l’heure du retour, mais encore une halte dans un endroit idyllique et désertique avec un paysage de dunes de sable fin blanc comme de la neige.
Aujourd’hui nous avons été gâtés et nous nous sommes régalés de tous ces paysages variés, jusqu’à cette dernière image de Perth la nuit, avec ses buildings illuminés sur le chemin du retour.
Rentrés à 21 heures 30 sur le bateau, épuisés mais heureux de cette journée.
Nous ne voulons pas rater le départ, fidèle à nos habitudes.
C’est depuis le pont 9 que nous assisterons aux manoeuvres de départ et au magistral demi-tour sur place de Déliziosa.
Nous quittons le port à 22 heures sous les sifflets, les «ohé», les clignotants et appels de phare des voitures, des personnes à quai, sans oublier les 3 coups de la corne de brume de Déliziosa.
Bye bye Australia, we hope see you soon !
Direction Singapour après 5 jours de mer.
Bye bye
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