mercredi 22 février 2012

Mardi 21 Février 2012 - Jour 54 - 19 ème escale - Sydney - AUSTRALIE


Journée au pas de course, nous allons faire un tour de ville, et essayer de voir un maximum de choses en un minimum de temps. Une ville comme Sydney mérite plus que ces 2 jours et demi, mais tout de même nous sommes très contents d’y être, d’autant qu’il est peu probable que nous y serions allés.
Un peu de pluie éparse nous accueille pour le début de l’excursion. Nous commençons par la tour de Sydney, où la plateforme d’observation est située à 260 mètres. Pour y parvenir 3 ascenseurs rapides nous y amène en 40 secondes, mais on ne sent ni accélération, ni décélération. La tour fait 309 mètre de haut et date de 1981. 56 câbles stabilisent la tour (moi je dirais plutôt haubans, mais c’est vrai qu’il ne s’agit pas d’un bateau). La vue est bien entendu magnifique, on peut voir jusqu’aux Blue Montains, mais avec ce temps pas top, on ne verra guère plus loin que la baie de Sydney. Cette fois, contrairement à la tour d’Aukland, pas de sensation de vertige, sauf Monique, qui par contre était à l’aise à Auckland.
Nous filons ensuite à Bondi Bay, l’une des plages à la mode. On dénombre pas moins de 55 plages à Sydney!
Monique n’a pu s’empêcher de faire trempette avec les pieds, malgré la météo peu engageante. 
Le déjeuner aura lieu à bord d’un bateau (on s’en lasse pas) qui fera un tour dans la baie, pendant le repas. Ce fût convivial et distrayant.
Début d’après-midi, nous passons par le domaine Macquaries, magnifique parc situé en bord de la baie de woolloomoolo (amateurs de scrable, voilà un mot à retenir si vous avez 7 «o» qui vous encombrent, le langage aborigène, ça ne s’invente pas) et face à l’opéra, où de nombreux étudiants, employés, et autres viennent entre midi et deux pratiquer le jogging. C’est Mrs Macquaries qui a donné le nom à ce parc. Cette anglaise qui a dû suivre son mari nommé gouverneur de la région de Sydney, se languissait de l’Angleterre. Elle écrivait à ses amis à Londres, mais, à cette époque une lettre mettait 9 mois pour arriver, si on ajoute le temps nécessaire pour la réponse, c’est plus d’un an et demi qu’il fallait attendre ! 
Son mari fit tailler dans le rocher, un banc situé face à l’océan, pour qu’elle puisse ainsi se rapprocher par l’esprit de sa terre d’origine. Les australiens ne comprirent jamais comment pouvait-on préférer la pluie et la grisaille au climat australien.
Enfin, nous avons visité l’Opéra de Sydney. Quelle apothéose ! C’est de loin ce qui nous a le plus marqué.
Je dirais qu’il est le parfait symbole de ce que représente, à nos yeux, l’Australie, mais j’y reviendrai dans un prochain billet de ce carnet.
Dans la première moitié du 20ème siècle, il a été demandé au Maire de Sydney, la possibilité d’ériger un bâtiment d’opéra, car ni Sydney, ni l’Australie n’en possédait, contrairement à la plupart des pays du monde.
Le Maire accepta l’idée, et un concours d’architectes fut lancé.
Le projet du danois Jørn Utzon a été retenu. C’était le seul qui avait positionné les 2 bâtiments face à la mer.
La forme du projet, se démarque par rapports aux autres projets parallélépipédiques classiques, ce qui a finit de convaincre le jury.
La décision était d’autant courageuse, qu’à ce moment personne ne savait comment construire cette oeuvre ni le coût que cela représentait.
Il est bon, de temps en temps, que les hommes sacrifient la sacro-sainte rentabilité pour pouvoir laisser des oeuvres artistiques à ceux qui nous succèdent. 
Le père de Jørn Utzon était architecte naval, il a peut-être influencé son fils qui a voulu créer un bâtiment rappelant la conception d’une coque de bateau pour l’intérieur, et de ses voiles pour l’extérieur.
Lors d’une première réunion de travail, Jørn Utzon pour expliquer son projet, pris une orange, découpa quelques quartiers qu’ils disposât sur la table. L’Opéra de Sydney était ainsi représenté.
Une entreprise australienne trouva la solution pour la construction au moyen de pièces de béton préfabriquées, et assemblées telles un Légo géant.
Aucun poteau à l’intérieur. Nous avons l’impression de rentrer dans une cathédrale !
2 salles principales:
La salle d’Opéra d’une capacité de 1547 places, la salle de concert 2679 places,
puis les salles annexes:
Le théâtre 544 places, la salle de spectacle 398 places, et le studio 324 places.
La sonorité est optimum, chaque siège a été étudié pour répandre le son, comme le ferait un être humain:
Le crâne et les os sont les parties en bois du siège,
Le corps est la partie en tissus au rembourrage très souple. 
Ce qui fait que lorsque la salle est vide il n’y a aucune résonance. 
Les grandes orgues sont constituées par 10 000 tuyaux ont nécessité 10 ans de construction, et plus 2 ans pour en accorder le son. Depuis sa création, l’accordage se fait sans arrêt, quand on a finit d’un bout on recommence de l’autre.
L’opéra de Sydney emploie 700 personnes, et produit 700 séances par an.
Vous ne verrez aucune photo de l’intérieur, car ces salles étaient toutes en répétition, donc protégées par copyright.
Nous avons eu la chance d’assister à une répétition de l’orchestre symphonique de Sydney. Tapis au fond de nos fauteuils nous nous sommes délectés de cet instant privilégié, conscient de la rareté de cette situation.
En Australie, on a le sentiment que tout est possible pour qui veut oser et entreprendre.
J’y reviendrai sans doute lors d’une prochaine bafouille ...
Alors attendons !


Vue de la tour "Eye"


Bondi Beach



Le mono-rail



Deliziosa idéalement situé face à l'Opéra

La tour "Eye" haubannée

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